recruter un alternant : 5 étapes clefs

Recruter un alternant : coût, aides et étapes pour vous lancer

Article mis à jour le : 

3 novembre 2026

Notre contenu

Découvrir notre ATS Softy

En résumé

Recruter un alternant, c’est embaucher une personne qui partage son temps entre votre entreprise et un centre de formation. Deux contrats existent : le contrat d’apprentissage, qui prépare un diplôme ou un titre professionnel, et le contrat de professionnalisation, qui vise une qualification reconnue par la branche. Pilotez-le comme un vrai recrutement : définissez le besoin, choisissez le contrat, rédigez une offre ciblée, sourcez auprès des écoles et des CFA, sélectionnez, puis signez et désignez un tuteur. Vérifiez le coût sur le simulateur officiel et centralisez vos candidatures pour ne perdre aucun profil.

Mi-juillet, votre responsable comptabilité vous relance : l’alternant promis pour la rentrée n’est toujours pas trouvé. Les CV sont arrivés par e-mail, par les écoles, par les réseaux sociaux. Personne ne sait plus qui a répondu à qui. Et les deux meilleurs profils repérés en mai ont signé ailleurs en juin. Ce scénario est fréquent et il ne tient presque jamais à un manque de candidats.

Il tient à l’organisation : un recrutement en alternance se pilote avec la même rigueur que n’importe quelle autre embauche. Cet article répond aux questions que vous vous posez : quel contrat choisir, combien coûte réellement un alternant, quelles démarches administratives prévoir, où diffuser l’offre et comment suivre les candidatures sans alourdir vos recrutements courants.

Pour ne perdre aucun profil entre les écoles, les jobboards et votre site carrière, un ATS (logiciel de recrutement) centralise toutes les candidatures au même endroit.

Pourquoi miser sur l’alternance ?

Parce que l’alternance vous permet de former un futur collaborateur à vos méthodes, à un coût maîtrisé grâce aux aides financières, et de sécuriser vos recrutements de demain. Toute entreprise du secteur privé peut y recourir, quelle que soit sa taille, y compris une micro-entreprise, dès lors qu’elle désigne un référent qualifié pour encadrer l’alternant.

Avantages et contraintes pour votre entreprise

Le premier atout de l’alternance, c’est le vivier de talents formés en interne. Pendant un à trois ans, l’alternant découvre vos outils, votre culture et vos façons de travailler, tout en suivant un cursus théorique. À la fin du contrat, vous connaissez déjà sa fiabilité et sa capacité à s’intégrer à l’équipe : le risque d’erreur de recrutement est bien plus faible qu’avec une embauche classique, où tout se joue en quelques entretiens.

Le deuxième atout est financier. Les aides à l’embauche et les allègements de cotisations sociales réduisent le coût d’un alternant par rapport à un salarié classique. Gardez toutefois en tête que ce coût ne se limite pas au salaire : le temps consacré à l’accompagnement compte aussi. Le troisième atout est l’image que vous renvoyez. Une entreprise qui forme des jeunes se fait connaître des écoles et des centres de formation, ce qui nourrit durablement sa marque employeur et facilite les campagnes suivantes.

Côté contraintes, la principale est la disponibilité du référent. Il ne suffit pas de confier l’alternant à la personne la plus expérimentale : il faut quelqu’un qui dégage du temps pour transmettre son savoir-faire, corriger, expliquer et faire le lien avec l’école. Sans ce temps dédié, l’alternant reste en retrait et la relation tourne court.

Il faut aussi composer avec le rythme de l’alternance. L’alternant est régulièrement absent, selon le calendrier de son école. Planifiez ses missions en conséquence, en lui confiant des tâches qui peuvent se suivre d’une semaine sur l’autre plutôt que des urgences. Enfin, les démarches administratives demandent de la rigueur : contrat, convention de formation avec l’établissement, puis dépôt auprès de votre OPCO. Anticipez-les avant la date de démarrage pour ne pas retarder l’arrivée de l’alternant ni le versement des aides.

Apprentissage ou contrat pro : lequel choisir ?

Choisissez l’apprentissage pour un cursus complet, le contrat de professionnalisation pour une qualification courte et opérationnelle ou un adulte en reconversion. Le tableau ci-dessous résume les différences.

CritèreContrat d’apprentissageContrat de professionnalisation
Public visé16 à 29 ans révolus (sauf dérogations), sans limite d’âge pour une personne en situation de handicap16 à 25 ans révolus, demandeurs d’emploi de 26 ans et plus, bénéficiaires de certains minima sociaux
Durée du contratDe 6 mois à 3 ans selon le cursusDe 6 à 12 mois, jusqu’à 24 mois par accord de branche, voire 36 mois pour certains publics
Rémunération% du SMIC selon l’âge et l’année d’exécution, ou minimum conventionnel s’il est plus favorable (dès 21 ans)% du SMIC selon l’âge et le niveau de qualification ; à partir de 26 ans, au moins le SMIC ou 85 % du minimum conventionnel s’il est plus élevé
EncadrementMaître d’apprentissageTuteur
FinalitéDiplôme ou titre inscrit au RNCPQualification RNCP, CQP ou reconnue par la convention collective
Texte de référenceCode du travail, articles L. 6221-1 et suivantsCode du travail, articles L. 6325-1 et suivants

Pour plus d’information, vérifier sur les pages officielles de France Travail, du Portail de l’Alternance et sur Légifrance pour le Code du travail : les règles pour l’alternance évoluent régulièrement.

de l'alternance au CDI : exemple concret

Combien coûte concrètement un alternant, aides comprises ?

Le coût net dépend de l’âge, de l’année de formation, de votre convention collective et des aides en vigueur. Seul le simulateur officiel du Portail de l’Alternance vous donne un montant fiable pour votre situation.

Salaire et exonérations de charges

La rémunération minimale correspond à un pourcentage du SMIC. Votre convention collective peut prévoir mieux : appliquez toujours la règle la plus favorable. Le temps passé en formation est rémunéré comme du temps de travail.

Tout contrat en alternance bénéficie de la réduction générale des cotisations sociales et pour les apprentis, d’une exonération de charges salariales partielle. Les coûts pédagogiques sont pris en charge par votre opérateur de compétences (OPCO) selon des niveaux fixés par les branches.

Les aides 2026 et comment les toucher !

L’aide à l’embauche d’alternants versée par l’État change souvent de montant et de conditions : vérifiez le dispositif applicable à la date de signature. Pour la percevoir, suivez ces étapes :

  1. Simulez l’aide sur le Portail de l’Alternance avant de signer.
  2. Transmettez le contrat à votre OPCO dans les délais.
  3. Vérifiez la notification de l’aide, versée par l’Agence de services et de paiement.
  4. Explorez les aides complémentaires : Agefiph pour un alternant en situation de handicap, aides spécifiques à l’embauche d’un demandeur d’emploi de 26 ans et plus en contrat pro.

Exemple chiffré du coût net sur 12 mois

Prenons un exemple concret : vous recrutez fin 2026 un apprenti de 20 ans en 1re année de BTS, pour un contrat de 12 mois, dans une entreprise de moins de 250 salariés en métropole. Il alterne 2 jours à l’école et 3 jours chez vous, mais il est payé sur toute la semaine, jours de formation compris. Pour simplifier, on considère qu’il ne fête pas ses 21 ans pendant l’année, sinon son salaire augmenterait.

PosteMontant annuel
Salaire brut (43 % du SMIC, soit 802,82 €/mois)9 634 €
Cotisations patronales résiduelles après réduction≈ 400 € (estimation)
Frais de formation (BTS)0 €
Aide à l’embauche déduite− 4 500 €
Coût net hors tutorat≈ 5 530 €, soit environ 460 €/mois
Temps du maître d’apprentissage (2 h/semaine, ≈ 94 h/an)≈ 2 600 € (hypothèse : tuteur à 3 000 € brut/mois)
Coût net réel≈ 8 130 €, soit environ 680 €/mois

N’oubliez pas la dernière ligne : le temps du référent est le coût caché le plus souvent sous-estimé.

Comment recruter un alternant en 5 étapes ?

Ouvrez votre campagne 4 à 6 mois avant la rentrée et suivez une checklist fixe. Voici celle à partager avec vos managers :

  1. Quel besoin couvrir ? Missions, compétences attendues, manager, calendrier.
  2. Quel cursus et quel contrat ? Niveau visé, école, rythme, apprentissage ou contrat pro.
  3. Où publier une offre ? Écoles, centres de formation, jobboards, site carrière, cooptation.
  4. Comment sélectionner ? Grille commune, entretien structuré, réponse à chaque candidat.
  5. Comment signer ? CERFA, convention pédagogique, dépôt du contrat.
  6. Comment accueillir ? Référent désigné, parcours d’intégration (voir partie suivante).

Définir le besoin, les missions et le bon calendrier

Définir le besoin, c’est écrire trois à cinq missions concrètes et les compétences attendues, en distinguant les acquis exigés de ceux que vous allez former. Pour une rentrée de septembre, ouvrez l’offre entre février et mars, sélectionnez d’avril à juin, signez avant l’été. Un contrat d’apprentissage peut débuter dans une fenêtre autour du début du cycle de formation.

Choisir le bon cursus et l’école

Alignez la formation visée sur le niveau réel du poste : un BTS pour un assistant, un master pour un chargé d’études. Comparez les rythmes proposés par chaque CFA ou organisme de formation. Construisez des relations durables : forums écoles, job datings organisés par votre CCI, interventions en classe. Une école partenaire devient votre premier canal de sourcing.

Rédiger et diffuser votre annonce

Une offre d’alternance efficace précise :

  • le diplôme préparé et le niveau requis ;
  • le rythme d’alternance et la date de démarrage ;
  • les missions et le nom ou la fonction du référent ;
  • la rémunération et les avantages.

Diffusez ensuite sur plusieurs canaux : plateformes des écoles, Portail de l’Alternance, jobboards spécialisés, site carrière et cooptation. Pour affiner vos réflexes de sourcing, découvrez comment mieux recruter grâce à cinq astuces applicables dès cette campagne.

Pour gagner du temps, centralisez votre diffusion avec un ATS. Softy, logiciel de recrutement français édité par Altagile, vous permet par exemple de publier votre offre sur plus de 100 jobboards en une seule saisie, puis de repérer les canaux qui vous apportent vraiment des candidats.

Sélectionner LE talent

Face à des profils juniors sans expérience, le CV ne suffit pas. Utilisez une grille d’entretien commune à tous les intervenants : motivation, curiosité, capacité à apprendre, organisation. Ajoutez une courte mise en situation. Pour objectiver davantage, voyez comment faire un processus de recrutement étudiant grâce aux tests de recrutement, avec des exemples de tests adaptés aux profils débutants.

Pilotez la campagne avec trois indicateurs : délai entre candidature et réponse, sources les plus performantes, taux de transformation entre candidatures, entretiens et signatures. Côté RGPD (Règlement (UE) 2016/679), informez les candidats, limitez les données collectées et fixez une durée de conservation de leur dossier.

Signer le contrat et faire les démarches

Remplissez le CERFA correspondant au contrat, signez la convention de formation avec l’établissement choisi, puis transmettez l’ensemble à votre OPCO. Le dépôt du contrat doit intervenir dans un délai court après le démarrage. Effectuez aussi la DPAE et organisez la visite d’information et de prévention. La période d’essai suit des règles propres à chaque contrat.

Mettez en place votre processus de Onboarding avec Softy !

Vous souhaitez fidéliser vos talents ?

Comment bien intégrer son alternant ?

En désignant un référent disponible et en planifiant l’intégration avant l’arrivée. Les premières semaines conditionnent l’engagement de l’alternant pour tout le contrat.

Choisir le bon tuteur

Le maître d’apprentissage doit justifier d’une expérience ou d’une qualification en lien avec la formation préparée, et le nombre d’alternants suivis par personne est limité. Choisissez quelqu’un qui a le temps et l’envie d’accompagner, pas seulement le plus expérimenté. Votre OPCO peut financer une formation de maître d’apprentissage ou de tuteur.

Pour intégrer l’alternant, préparez un parcours simple : accès et matériel prêts le jour J, point quotidien la première semaine, objectifs fixés au premier mois, bilan au troisième. Le module d’onboarding de Softy permet de programmer ces étapes et de partager les documents d’accueil avant l’arrivée.

Organiser le suivi avec l’école

Calez dès la signature un calendrier de suivi tripartite : école, référent en entreprise, alternant. Remplissez le livret de suivi, répondez aux visites du référent pédagogique et signalez tôt toute difficulté. Six mois avant la fin du contrat, ouvrez la discussion sur la suite : embauche, mobilité interne vers un autre service, ou rôle d’ambassadeur auprès de son école.

Les 5 erreurs à éviter absolument

La plupart des échecs viennent d’une préparation insuffisante, pas du profil retenu. Évitez ces cinq pièges et pour aller plus loin, relisez les erreurs de recrutement qui font fuir les candidats, toutes valables pour les jeunes talents.

  1. Lancer la campagne en juillet : les meilleurs profils ont déjà signé.
  2. Publier une offre vague, sans cursus visé, rythme ni missions.
  3. Laisser des candidatures sans réponse, ce qui abîme votre réputation auprès des écoles.
  4. Désigner un tuteur sans temps dédié.
  5. Chiffrer de mémoire le coût et les aides au lieu d’utiliser le simulateur officiel.

FAQ : vos questions sur l’alternance

Peut-on lancer un recrutement en alternance à tout moment de l’année ?

Oui, en principe. Le contrat de professionnalisation offre plus de souplesse. Pour l’apprentissage, le démarrage doit s’inscrire dans une fenêtre autour du début du cycle de formation et de nombreux centres de formation proposent des rentrées décalées.

Peut-on rompre un contrat en alternance ?

Oui. Pendant les 45 premiers jours de formation pratique en entreprise, chaque partie peut rompre librement un contrat d’apprentissage. Ensuite, la rupture passe par un accord commun, un licenciement pour motif encadré ou une démission avec saisine préalable d’un médiateur. Le contrat pro suit les règles du CDD ou du CDI.

Peut-on embaucher un alternant en CDI ensuite ?

Oui, et c’est l’objectif idéal. En cas d’embauche dans la même entreprise à l’issue d’un apprentissage, la durée du contrat est prise en compte dans l’ancienneté et aucune nouvelle période d’essai ne peut, en principe, être imposée.

Quelle différence entre contrat d’apprentissage et contrat de professionnalisation ?

Le contrat d’apprentissage prépare un diplôme ou un titre professionnel enregistré, avec un rythme alternant formation en CFA et travail en entreprise. Le contrat de professionnalisation vise une qualification reconnue et s’adresse à des publics plus larges, dont des demandeurs d’emploi. Durées, publics et rémunérations diffèrent : vérifiez-les sur service-public.fr ou le Portail de l’Alternance.

Flash info RH 🚨​

Vous êtes expert RH… mais pas encore abonné à notre newsletter LinkedIn ?

On ne vous juge pas mais on a la solution 👇

Agil'Actu newsletter rh

Article écrit par :

D'autres articles qui pourraient vous intéresser !

Prêt pour digitaliser vos recrutements ?

Comme 200 000 recruteurs, digitalisez et pilotez vos recrutements avec le logiciel ATS Softy !

Obtenez une démo de 30 min avec nos expertes RH !

Regarder la vidéo démo de Softy

Saisissez votre adresse mail pour accéder à la vidéo de présentation du logiciel Softy

NouveauLivre blanc gratuit

L'IA dans le recrutement

Comprendre, choisir et déployer l’IA dans votre ATS, sans perdre l’humain ni la conformité.

✓Les chiffres clés 2026 de l’IA en recrutement

✓RGPD et AI Act : ce qui s’applique déjà

✓Une checklist et des prompts prêts à l’emploi

23 pages · PDF · 100 % gratuit

Oh là là, quel lecteur dévoué vous êtes!
🌟

Vous venez de terminer un article passionnant. Prêt à passer au niveau suivant ? Cliquez ci-dessous pour découvrir Softy